Les épreuves

Epreuves théoriques générales

On l’appelle communément « épreuve du code de la route ».

Elle se présente sous la forme de 40 questions à choix multiple. Le candidat doit obtenir au moins 35 bonnes réponses pour être admis à cette épreuve. Elle est indispensable pour passer à l’épreuve pratique. Ce code est valable trois ans, durée pendant laquelle l’élève devra avoir obtenu son permis de conduire.

Les Épreuves du permis B

La durée de l’examen est de 35 minutes avec 25 minutes de conduite effective, de manœuvres et des questions concernant le véhicule et la sécurité routière. L’inspecteur va évaluer les capacités du candidat sur différents réseaux routiers.

La durée de la formation pratique est de 20h minimum. C’est l’enseignant de la conduite qui lors de l’évaluation initiale de départ définira le nombre d’heures nécessaires en fonction des attitudes du candidat. Celle-ci est variable selon les qualités de l’élève.

Les nouvelles épreuves du plateau moto

A partir de janvier 2013 est mis en place un nouvel examen pour la délivrance du permis de conduire moto, catégories A, A1 et A2. Les principaux changements concernent l’épreuve pratique hors circulation, appelée « plateau ». En voici les détails.

A compter du 19 janvier 2013 se met en place une réforme du permis de conduire, initiée par des directives européennes, qui concerne trois points :

  1. un changement du titre de conduite, du document de permis de conduire, pour tous les usagers ;
  2. une refonte des catégories de véhicules, qui ne concerne que les deux-roues motorisés, mais tous les 2RM, pas seulement les motos « gros cube » ;
  3. une modification des épreuves de l’examen pratique hors circulation (le plateau) du permis de conduire moto.

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Principal changement : le nombre de parcours.

Le permis de conduire moto comprend trois temps :

  1. l’épreuve théorique générale (examen du code de la route), elle est maintenue en l’état ;
  2. l’épreuve pratique hors circulation (plateau), elle est revue de fond en comble ;
  3. l’épreuve pratique en circulation, elle ne change presque pas.

L’épreuve hors circulation constitue une admissibilité pour l’épreuve en circulation : on ne peut pas présenter la circulation si on n’a pas au préalable validé le plateau.

Il y a cinq épreuves, dont quatre pratiques, avec seulement deux parcours possibles par épreuve pratique.

  1. maniement de la moto sans moteur,
  2. maniement de la moto à allure lente,
  3. maniement de la moto à allure rapide : évitement,
  4. maniement de la moto à allure rapide : freinage,
  5. interrogation orale.

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Nouveaux parcours sans moteur

Pas de grand changement : il s’agit toujours de manier la moto sans l’aide du moteur, en la poussant.

Il n’y a que deux parcours possibles.
Les nouveaux parcours sont beaucoup plus courts qu’avant : pas de slalom, pas de demi-tour, il s’agit de négocier un virage en marche avant, de s’arrêter après une porte de plots, et de suivre le même parcours en reculant.

Les deux parcours possibles comprennent tous deux une marche arrière, alors qu’avant, c’était le cas d’un seul parcours sur les trois possibles.
Beaucoup d’élèves, notamment celles et ceux de petit gabarit, redoutaient de tomber sur le parcours avec marche arrière, espéraient l’éviter et du coup, entraient en stress sévère quand il était tiré au sort. Dorénavant, tout le monde devra se préparer à manier la moto en marche arrière, mais sur un parcours bien plus simple. Moins de stress à la clef.

Comme auparavant, cette épreuve n’est pas éliminatoire.

 

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Nouvelles vérifications mécaniques

Cette épreuve se termine par une interrogation sur des vérifications mécaniques à effectuer à l’arrêt sur la moto.
Il y a deux fiches comprenant chacune trois ensembles (commandes, éléments techniques, éclairage et accessoires de sécurité) avec deux points par ensemble.
Au total, six points par fiche.
Il s’agit d’une réorganisation (avec une légère simplification) du contenu des vérifications mécaniques précédemment demandées.

C’est l’inspecteur qui choisit le thème de la vérification, il n’ y a plus de tirage au sort.
C’est aussi l’inspecteur qui nomme les points à vérifier, plus besoin de les apprendre par coeur. Par contre, vous devez bien sûr développer, expliquer, démontrer.

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Nouveaux parcours « à allure lente »

Il n’y a que deux parcours possibles.

 

Tous deux se ressemblent beaucoup, la physionomie d’ensemble est la même. Simplement, l’un se fait dans un sens (départ à droite, arrivée à gauche) et l’autre en sens inverse (effet miroir).

Les différentes séquences sont les mêmes pour les deux parcours possibles :
– départ du candidat seul sur la moto, avec virage en S immédiat dans deux portes de plots,
– ligne droite entre deux portes de piquets,
– virage serré pour aller chercher un couloir d’évitement,
– demi-tour avec arrêt au milieu du demi-tour pour charger le passager,
– ligne droite avec passager, suivie d’un virage serré,
– ligne droite avec deux portes de piquets,
– arrêt avec passager.

Le parcours doit s’effectuer »en roulant au pas », de façon à démontrer la capacité à actionner l’embrayage en combinaison avec les freins.
Le ralenti moteur n’est plus autorisé, il faut combiner embrayage et frein arrière.

Pour évaluer la capacité du candidat à rouler au pas en actionnant l’embrayage en combinaison avec les freins sur le parcours, l’inspecteur peut utiliser un chronomètre.
Dans ce cas, il précise au candidat les conditions dans lesquelles celui-ci effectue le parcours, notamment la durée minimale à respecter pour parcourir l’ensemble du parcours.
Ce chronométrage n’est pas obligatoire et aucun temps n’est imposé par les textes !

Il faudra vous montrer (et demander à votre formateur / accompagnant de se montrer) particulièrement attentifs sur ce point.
Certains inspecteurs n’ont gardé que la première version de l’arrêté, datée du 22 mars 2012, qui précisait un temps minimal de 20 secondes.
Or c’est la version révisée au 10 janvier 2013 qui compte et celle-ci stipule bien que le chronométrage est facultatif, sans préciser de temps imparti. Ce qui laisse toute latitude à l’inspecteur pour faire ce qu’il veut…

Cette disposition est faite pour contraindre les écoles moto qui ne travaillaient qu’au ralenti de première à changer leur méthode pour passer « avec les commandes ».
Dans les faits, des réunions ont rassemblé les inspecteurs et les formateurs pour définir les choses à l’avance.

Ce sera aux formateurs d’un côté, au délégué départemental de l’autre, de veiller à ce que tous les candidats, quelle que soit leur école, leur âge, leur sexe ou leur couleur de peau, soient traités de la même façon, avec les mêmes conditions d’évaluation.
Dans les faits, la décision de chronométrer le lent sera prise (ou non) par l’équipe d’inspecteurs en début de demi-journée pour l’ensemble de la session.

Autre point de difficulté, l’arrêt en virage, avec guidon tourné.
Cette manoeuvre est souvent un risque de perte d’équilibre par les débutants, avant tout parce qu’ils gardent le réflexe d’utiliser le frein avant. Avec une si basse vitesse et avec le guidon tourné, on s’arrête au frein arrière ! Et en douceur car un freinage brutal, même de l’arrière, va déstabiliser la moto.
Cette séquence sera à travailler de façon approfondie pour les petits gabarits. Prévoyez que certaines pistes d’examen peuvent se trouver en légère déclivité.

Le candidat dispose de deux essais si nécessaire (sauf en cas de chute).
Toute marche arrière est interdite.

La grille de notation ne change pas :
– un parcours correctement réalisé vaut A,
– une erreur (pied à terre, plot ou piquet déplacé) vaut B,
– deux erreurs, une erreur de parcours ou une chute de la moto, et c’est le C, éliminatoire.

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Nouveaux parcours « à allure plus élevée »

Cette épreuve se partage en deux temps : un parcours avec freinage, un autre avec évitement.
Cette épreuve donne donc lieu à deux notations.

Pour chaque épreuve, il n’y a que deux parcours possibles.
Là encore, ils sont simplifiés et se ressemblent comme deux gouttes d’eau, le premier avec départ à droite et retour à gauche, le second à l’inverse.

Pour chacun des deux parcours, le candidat dispose de deux essais, si nécessaire.

La piste doit mesurer au moins 130 mètres de long et 6 mètres de large (voir schéma en fin d’article).

 

Principale nouveauté : il n’y a plus de chronomètre, pas de temps imposé (ni minimal ni maximal) !

Cette contrainte est remplacée par des mesures de vitesse minimale, effectuées par un radar cinémomètre.

Les différents temps sont les mêmes pour les deux parcours possibles :
– départ à l’arrêt, accélération, montée sur le 3e rapport,
– slalom en 3e à une vitesse minimale de 40 km/h (mesurée au 2e plot et non au 1e), en contournant quatre plots (et non plus sept),
– demi-tour autour d’un plot central avec limites latérales sur largeur de 6 mètres,
– retour en ligne droite (sans slalom), sur le 3e rapport (ou 4e),
– au bout de la ligne droite, vitesse minimale imposée d’au moins 50 km/h,
– évitement à effectuer sur le 3e rapport,
– freinage avec arrêt de précision entre quatre plots,
– fin de l’exercice moto à l’arrêt.

Le couloir d’évitement mesure 2,25 m de long côté extérieur (en trois plots) et 1,50 m de long côté intérieur (avec deux plots), sur 1 m de large.
Le mur de trois plots s’étale sur 1,50 m.
Il faut réaliser un déport d’environ un mètre sur une distance de 7 mètres à 50 km/h.

L’impression de vitesse risque de paralyser nombre de candidats, même si la manoeuvre en elle-même n’est pas techniquement compliquée.

La difficulté est moindre que par le passé car les deux actions d’évitement et de freinage sont clairement séparées.
Avant, nous avions régulièrement des chutes car les élèves/candidats effectuaient un évitement-freinage simultané avec souvent un freinage brutal de l’avant sur l’angle.
Dorénavant, il s’agit d’éviter d’abord, puis loin derrière, de freiner en ligne droite. C’est bien plus sécurisé.

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La distance entre les lignes C6 et C5, donc la distance maximale de freinage admise pour une vitesse de 50 km/h, est de 15,75 m.

En cas de piste humide, la distance admise pour le freinage est allongée de 3,90 m, mais le reste du parcours ne change pas.

Il a été fixé une marge d’erreur de 5 km/h qui doit être ajoutée à la vitesse lue sur le radar.
L’inspecteur ne prend pas en compte la vitesse enregistrée, mais la vitesse retenue après application de la marge d’erreur. Vitesse lue sur le radar 46 km/h, vitesse retenue 51 km/h.
Il faut donc rouler à 45 km/h réels minimum.

La grille de notation :

– un parcours correctement réalisé vaut A,
– une erreur (pied à terre, plot de slalom déplacé) vaut B,
– deux erreurs ou plus, une erreur de parcours, une chute de la moto, un arrêt hors zone imposée, un non-respect des vitesses minimales imposées, un plot de l’évitement déplacé ou renversé… et c’est le C, éliminatoire.

Les différents types de permis de conduire  « 2roues »